3 questions à Manou Heitzmann-Massenez présidente de l’ARIA Alsace : « Le potentiel est immense »

Depuis 2008, vous êtes à l’offensive à la tête de l’ARIA. Pour quels résultats ?

M. H-M. • Mon premier objectif a été d’aider nos PME à renforcer leur compétitivité en se développant à l’export. En 2010, nous avons signé une convention de partenariat portant sur la création d’un guichet unique pour l’export avec la CCI. Nous avons été les premiers à privilégier la sectorisation et non plus les destinations par zones géographiques. Si bien que nous pesons plus de 9 % du volume des exportations en Alsace contre 7 % au niveau national. Aujourd’hui, nos efforts portent sur l’innovation, tant en matière de produits ou d’emballages, que de process ou de ressources humaines.

Les entreprises vous suivent-elles dans cette voie ?

M. H-M. • Au même titre que l’export, l’innovation doit permettre à nos entreprises de gagner en valeur ajoutée et de se distinguer sur les marchés. L’innovation est le moyen pour les entreprises de se positionner sur des nouveaux filons lorsque les anciens modèles s’épuisent. Tout notre travail est d’inciter nos entreprises à faire preuve d’audace et à les accompagner en créant des outils et un environnement propice à l’initiative. Lorsqu’une PME investit dans l’innovation, elle prend des risques. Elle a besoin d’être conseillée pour valider son idée et surtout d’évaluer et d’expérimenter son projet ou son modèle économique.

Comment y répondez-vous ?

M. H-M. • Avec Alsace Innovation, nous avons développé un programme d’accompagnement collectif et individuel pour aider les entreprises à structurer leur processus d’innovation. Une nouvelle étape a été franchie avec la création du Food Studio, un concept unique en France qui permet à chacune de nos  entreprises de bénéficier de conseils personnalisés, d’une ingénierie de projets innovants grâce à un ensemble de prestataires sélectionnés. Toute une infrastructure est en place pour libérer les initiatives et favoriser le partage d’expériences. Entre startups et entreprises traditionnelles, le potentiel de création est immense.

© F. Nussbaumer