Acheter ou louer : comment choisir ?

Bureaux, matériels, véhicules : acheter ou louer, comment choisir ?
―© IA MidjourneyC'est l’éternel débat qui agite les dirigeants quand il est question d’investir : vaut-il mieux acheter ou louer ? D’un côté, il y a ceux qui ne jurent que par la location, synonyme de souplesse et de liberté. De l’autre, les farouches partisans de l’achat, soucieux d’éviter de verser des loyers à fonds perdus. Si acheter retrouve du crédit grâce à la baisse des taux, le marché de l’immobilier tertiaire reste en grande partie porté par la location. De nombreuses entreprises plébiscitent cette solution qui leur permet d’adapter idéalement la surface des bureaux à leurs besoins réels. Une société en croissance sera probablement amenée à déménager plusieurs fois pour suivre l’évolution des effectifs et des activités. La location offre alors suffisamment de souplesse à l’entreprise pour lui permettre de changer de bureaux tous les trois ans si elle le souhaite. Des avantages qui expliquent la grande tendance actuelle : la location de bureaux dans un espace de coworking. Autre argument en faveur de la location : la possibilité de bénéficier d’une localisation stratégique dans des quartiers d’affaires recherchés sans pour autant altérer la capacité financière de l’entreprise.
En effet, les loyers sont comptabilisés dans les frais généraux et permettent de conserver des liquidités pour soutenir la croissance ou l’innovation. La location financière est encore plus avantageuse s’agissant du matériel d’entreprise. Informatique, téléphonie, machinesoutils, mobilier de bureau, matériel médical, mais aussi véhicules professionnels et vélos électriques ou encore bornes de recharge: à l’ère de l’économie d’usage, louer est la solution privilégiée. La souplesse des solutions de financement, la richesse des services associés, comme la maintenance ou l’assistance, la possibilité de renouveler facilement ses équipements et disposer en permanence d’un matériel « up to date » sont les arguments généralement avancés.
Maximiser la trésorerie
« La location financière touche tous les marchés et permet aux entreprises de s’inscrire dans une logique orientée usage, confirme Sébastien Betoulle, directeur d’agence Locam Grand Est, une filiale du Crédit Agricole. Nos solutions reposent sur le principe de relation tripartite entre un partenaire fournisseur du matériel, le client utilisateur et Locam. Nous parlons de partenariat, car nous entretenons une véritable relation avec les entreprises que nous accompagnons. Chez certains de nos partenaires, Locam fait même partie intégrante des équipes. » Pour évaluer la pertinence de la location financière, d’autres critères peuvent intervenir. Il est ainsi important de savoir que ce n’est pas une opération de crédit, à l’inverse du crédit-bail. La location financière ne relève donc pas de la réglementation bancaire. Juridiquement, cela offre aux partenaires plus de souplesse dans les contraintes juridiques et réglementaires. L’offre peut donc être proposée par des sociétés qui ne sont pas agréées comme établissement de crédit. Par ailleurs, dans le système locatif, l’entreprise utilise un matériel sans en être propriétaire. Ce n’est pas la valeur patrimoniale du matériel qui importe, mais son coût d’utilisation, en particulier le montant du loyer. Surtout, choisir la location c’est maximiser sa trésorerie en lissant l’investissement sur plusieurs mois sans s’acquitter de la TVA qui est payée sur les loyers facturés. La location financière est aussi avantageuse dans le cas d’une activité saisonnière ou de lancement d’un nouveau service où il est important de préserver sa trésorerie.
Le modèle d’usage continue sa progression
« Étaler les charges sans avoir recours à l’emprunt est un atout majeur, appuie Laurent Wittmann, président de Grenke France, une société spécialisée dans la location financière. Dans un contexte de réorganisation du travail, les entreprises redéploient, notamment leur infrastructure informatique. Les parcs d’ordinateurs migrent vers des solutions mobiles et c’est de toute évidence une bonne raison de choisir la location, car elle permet cette transition sans à-coups budgétaires. Notre force est d’adapter différents produits aux besoins de chaque entreprise. Cela va du service tout-compris avec le contrat All-In à l’enveloppe de financement valable douze mois, au contrat My flexrate qui module les mensualités en fonction de la saisonnalité de l’activité. Et avec le numérique, près de 97 % de nos contrats sont réglés en moins de 48 heures. » Souplesse financière, maturité des offres, capacité d’investissement préservée, conjoncture incertaine : la location a encore de beaux jours devant elle. Le modèle d’usage continue sa progression et reste au cœur des stratégies d’investissement des entreprises, soutenu par des phénomènes en plein essor, comme la mutualisation des équipements et le réemploi, synonymes de gain économique et d’engagement durable. Aujourd’hui, plus de 25 % des investissements en équipements des entreprises françaises se font en financement locatif
En chiffre
14,3% En France, les financements locatifs chez les professionnels ont progressé de 14,3 % en 2023. Source : ASF
7 milliards Le montant des financements locatifs en France était estimé à 7,6 milliards d’euros en 2023. m Source : ASF
EN QUÊTE DE LOCAUX ? VOICI UN OUTIL FACILITATEUR
Créée par la CCI Alsace-Eurométropole, la plateforme Trouver Mon Immo Pro centralise les offres de locaux disponibles déposées par les professionnels. Un service de pair à pair qui facilite la mise en relation et optimise la recherche de locaux adaptés aux entreprises dans toute l’Alsace, que ce soit au cœur de la ville, dans les quartiers d’affaires ou dans les zones d’activités. La typologie est multiple entre bureaux, locaux d’activité - ateliers, bâtiments industriels, entrepôts - centres d’affaires et coworking, bars-hôtelsrestaurants et terrains. Cette base de données, régulièrement mise à jour et accessible 24 h sur 24, est une véritable vitrine de l’immobilier professionnel avec plus de 1 000 annonces publiées et près de 3 200 consultations en moyenne par mois. Près de 72 % des offres concernent des biens à louer.