Ce que proposent les candidats pour soutenir l’économie à Mulhouse
Le 4 mars dernier, les chefs d’entreprise de la CCI Alsace Eurométropole ont interrogé les candidats sur leurs projets : accès aux marchés publics, charges qui pèsent sur les entreprises, attractivité, développement du territoire…
Publié le 13 mars | Mis à jour le 16 mars Lecture 18 min.
De gauche à droite : Cécile Sornin, Annouar Sassi, Lara Million, Michèle Lutz, Frédéric Marquet, Loïc Minery, Khadafi Djehaf, Emmanuel Taffarelli
―© DRLes candidats aux élections municipales de Mulhouse ont livré leur projets aux chefs d’entreprises membres du Conseil de Délégation Mulhouse Sud Alsace de la CCI Alsace Eurométropole : Gilbert Stimpflin Président de la Délégation, Serge Imbery, Corinne Pommier, Etienne Leroi, Isabelle Ritzenthaler.
Etaient présents côté candidats : Michèle Lutz, Loïc Minery, Frédéric Marquet, Annouar Sassi, Lara Million, Cécile Sornin, Emmanuel Taffarelli, Khadafi Djehaf (absents : Christelle Ritz, Eliot Gafanesh et Salah Keltoumi).
Voici un compte rendu neutre des réponses des candidats à trois questions (pitch de 3 minutes) .
Question1
Comment comptez-vous donner faciliter l'accès aux marchés publics pour les entreprises locales ? Comment comptez-vous alléger les charges qui pèsent sur elles ?
Frédéric MARQUET (14,26 % au 1er tour)
Les Maires n’ont pas le droit de favoriser les entreprises. Mais on peut s’inspirer de ce qui se fait ailleurs. Il faut informer accompagner les entreprises locales avec une équipe dédiée et faciliter les démarches, donner la préférence aux entreprises locales en respectant les règles. Concernant les charges, il faut les stabiliser les impôts locaux grâce à un audit financier et faire des économies de fonctionnement. On a peu de visibilité aujourd’hui sur le fonctionnement de la Ville. Il faut envisager des synergies entre la Ville et la Communauté d’agglomération m2A (en matière de sport, pour l’orchestre national de Mulhouse…)
Annouar SASSI (14,16 % au 1er tour)
Le secteur marchand génère la valeur ajoutée, j’ai 20 ans d’expérience dans ce milieu. Un Maire n’a pas de pouvoir, de levier direct sur la fiscalité qui est essentiellement intercommunale. Mais il peut utiliser la CFE et les marchés publics à bon escient. En matière fiscale on peut faire des exonérations ciblées de CFE. Il faut également faire des investissements : équiper notre territoire de salles de sport, de salles de spectacle et d’un stade professionnel. Ces investissements seront aussi des marchés pour les entreprises. En matière de marché public, il faut une stratégie pour flécher les deniers public vers les entreprises locales : allotissement ciblé et concerté. A compter du mois d’avril, les seuils des marchés publics seront relevés, il faut profiter de cette opportunité qui donnera accès aux marchés aux entreprises. Il faut associer aux marchés davantage de clauses sociales et environnementales. Il faut aussi avoir recours aux marchés réservés (économie sociale et solidaire).
Emmanuel TAFFARELLI (1,27 % au 1er tour)
Une commune ne peut pas juridiquement réserver des marchés aux entreprises locales. Il faut organiser les marchés en conséquence : au niveau de la rédaction, par exemple, tout est aujourd’hui mis en bloc ce qui nécessite des compétences techniques étendues. Il faut découper les marchés : si les lots sont séparés, les entreprises locales pourront répondre. Il faut aussi simplifier la candidature en réduisant les pièces demandées. Utiliser le document unique de marché européen (DUME) et des modèles de mémoire technique. Organiser des réunions d’information avec les Chambres consulaires (CCI, CMA) à ce sujet pour permettre aux entreprises de répondre. Il faudra aussi travailler sur les délais d’intervention et le suivi des chantiers.
Michèle LUTZ (17,6 % au 1er tour)
Faciliter l’accès des marchés pour les entreprises locales est important. Nous avons déjà une Charte de la Commande Publique dont la CCI a été l’un des membres fondateurs. Il faut la revoir en y incluant par exemple des éléments relatifs à l’écologie et de développement durable. Il faut mettre en place un guichet unique et prévoir le renouvellement des documents permettant de candidater aux marchés publics une fois par année. Mise en place d’un référent économique unique au sein des services de la Ville. Augmenter la transparence avec les entreprises : communiquer le tableau de bord d’instruction des marchés et le timing des décisions. Raccourcir les délais de paiement et le déblocage de fonds en cours de marché pour soutenir la trésorerie des entreprises. Intégrer des entreprises locales dans les projets. Dans le domaine du foncier, par exemple, il y a 30 grands grand projets de rénovation : renouvellement urbain du quartier Briand, le Noumatrouff, DMC, Théâtre de la Simme, quartier gare…
Cécile SORNIN (3,26 % au 1er tour)
Il faut savoir faire preuve d’imagination et pour cela j’ai une équipe qui compte douze dirigeants d’entreprises. Pour la méthode, il faut commence par écouter et avoir confiance dans les acteurs du territoire. Pour les impôts, il faut travailler dans une relation ville-m2A. Travailler sur la fiscalité des personnes pour attirer de nouveaux résidents. Plutôt que de baisser les charges, il faut miser sur une hausse du chiffre d’affaires. Il y a des quartiers inhabités : pas d’habitants, pas d’impôts locaux. Il faut réhabiliter des logements au premier étage des commerces du centre-ville. Concernant les marchés publics, il faut une réflexion en amont de la rédaction et une concertation avec les acteurs locaux. Il faut aussi développer l’offre de formation et attirer des écoles pour faire venir des étudiants.
Khadafi DJEHAF (1,06 % au 1er tour)
Je plaide pour la « transparence » : il faut une plate-forme qui informe les entreprises de la publication des marchés publics, sur internet et sous forme d’appli smartphone (et qui regroupe tous les services de la Ville en direction des entreprises). Le volume des marchés à traiter crée des retards : il faut utiliser l’IA pour la gestion des marchés publics. En ce qui concerne les charges, il faut alléger la CFE, qui est à 1,12%. Cette baisse va créer du déficit pour la Ville, mais elle attirera des entreprises qui compenseront cette baisse. C’est un cercle vertueux.
Lara MILLION (13,25 % au 1er tour)
Il faut faciliter l’accès aux marchés publics pour les entreprises locales : allotir, valoriser les circuits-courts, critère environnementaux, critères liés au SAV. Créer un salon des marchés publics à Mulhouse, où la Ville et m2A seraient présentes. Travailler main dans la main avec les entreprises qui sont les experts du terrain : réunions de travail régulières pour voir quels sont les besoins et les accompagnements nécessaires. Il faut simplifier, réduire les délais de paiement grâce à un référent dédié. Enfin il faut une politique foncière attractive et rendre la ville plis accessible : un plan de circulation, stationnement, sécurité, propreté.
Loïc MINERY (15,94 % au 1er tour)
Le « SPASER » (schéma de promotion des achats publics socialement et économiquement responsables) prévoir déjà des choses pour la mise en œuvre d'une politique d'achat public durable par un acheteur public, il faut s’y référer et le faire connaitre. On faut faire un « sourcing » local et renforcer l’allotissement des marchés, veiller à une définition précise des besoins pour mieux rédiger les marchés publics. Utiliser Alsace Marché Public, une plateforme qui centralise les marchés publics des collectivités. En ce qui concerne les charges, il s’agit de cotisations pour lesquelles c’est davantage m2A qui est impliquée. La ville a quelques marges de manœuvre sur la CFE pour attirer les entreprises et créer des emplois. On peut par exemple exonérer de charges les créateurs d’entreprises dans les quartiers prioritaires de la ville. Mais les collectivités ne peuvent pas tout faire et l’extinction de la Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises va encore réduire leurs possibilités. Il faudrait établir une fiscalité sur les friches et les locaux vacants.
Question 2
Comment comptez-vous développer l'attractivité commerciale, touristique et culturelle de la ville en tenant compte des contraintes de mobilité, de stationnement et de sécurité ?
Annouar SASSI (14,16 % au 1er tour)
L’attractivité ne se décrète pas, elle se construit avec les acteurs. Attractivité = investissements. Je suis pour la modernisation du centre-ville avec des zones piétonnes maîtrisées, des stationnements et une circulation plus fluide (réouverture de l'axe Briand qui permet d’accéder au 1er marché du Grand Est). La création de parkings relais est nécessaire. Il y a un déficit de stationnement sur l’Avenue Robert Schuman. Il faut relier les équipements touristiques au centre-ville : navettes électriques et parcours cyclables. Le passage créé du chiffre d'affaires pour les commerces. Il faut créer plus de stationnements avec des parkings en silo. Il y a des zones d'activité qui méritent d’être réhabilitées les friches : DMC, Fonderie, Mer Rouge, Parc des Collines… L'éclairage doit être renforcé (éclairage intelligent) et la sécurité renforcée. Notre positionnement transfrontalier devrait nous permettre d’attirer les visiteurs et des investisseurs transfrontaliers.
Khadafi DJEHAF (1,06 % au 1er tour)
En matière d'attractivité, la ville a aujourd'hui une mauvaise image. Il faut travailler sur le cœur du centre-ville. Aujourd'hui, il y a deux parties dans ce centre-ville dont l’une est abandonnée, notamment la rue Aristide Briand dans laquelle les commerçants ont perdu 70% de chiffre d'affaires. Or la ville doit vivre de ses commerces. Cette rue a été laissée à l’abandon, voire tiers-mondialisée. Il faut être pragmatique, il faut rouvrir la rue, donc la rue Aristide Briand les jours de marché : mardi, jeudi et samedi. Il faut aussi, de façon plus générale créer des événements, des festivals de dimension européenne ou internationale. La « Parade Automobile » par exemple a disparu et on pourrait imaginer un nouveau festival international de l'automobile. En matière de musée, il faut capitaliser sur nos musées. Notre musée de l’Automobile – le plus grand du monde - a une collection de 200 voitures qui ne sont pas exposées. On pourrait ouvrir une succursale à Dubaï pour exposer ces véhicules : ce serait une fenêtre commerciale de Mulhouse à l'étranger.
Cécile SORNIN (3,26 % au 1er tour)
Je propose de généraliser l'utilisation de vélos cargo et de vélos taxi pour la livraison du dernier kilomètre. En matière de stationnement, il faut faire un état des lieux et passer de 30 minutes gratuites à 1h gratuite en zone rouge au centre-ville. En matière de sécurité des choses ont faites, mais on doit travailler sur la médiation et la propreté. Il faut aussi travailler sur l'image de Mulhouse avec notamment une vraie politique de l'événementiel en lien avec m2A. Et dans cette politique, il faut inclure dans la réflexion les hôtels. L’Agence d’Attractivité existe mais n’est pas à la hauteur de ce qui existe dans d’autres villes comme Toulouse. Je propose aussi un plan de rénovation de Mulhouse pour remettre des logements dans l’hypercentre. Mise en place de bourses destinées à attirer les étudiants, notamment en santé, pour avoir plus de médecins sur le territoire.
Lara MILLION (13,25 % au 1er tour)
Il faut lever les contraintes, le stationnement et la circulation ne fonctionnent plus au centre-ville. Il faut fluidifier la circulation, créer des parkings (silos et relais), il faut aussi un affichage intelligent pour diriger les automobilistes vers les parkings libres. Donner plus de possibilités à la mobilité douce sans empêcher l’accès des voitures au centre-ville. En matière de sécurité : créer des brigades anti incivilités et propreté. Ramassages des encombrants. Une heure de stationnement gratuit pour tout le monde. Au niveau de la vision, il faut penser « Rhin Supérieur », réaliser des investissements dans des équipements sportifs, des grands projets. Candidater pour organiser des événements de dimension européenne. Hisser Mulhouse au rang de 1ère capitale transfrontalière culturelle. Faire du marketing territorial avec la CCI.
Frédéric MARQUET (14,26 % au 1er tour)
Notre ville donne aujourd’hui un sentiment et une image d’insécurité. Il faut gagner en tranquillité avec une hausse des effectifs de la police municipale, un développement de la vidéo protection, des gardiens de square pour que les familles puissent profiter des jardins publics. Créer des brigades à cheval (cela fonctionne dans les autres villes comme à Tours ou en région parisienne). Eclairer les rues jusqu’à une heure du matin en centre-ville (6h le samedi). Les travaux d’intérêt général doivent être suivis et pour cela il faut travailler avec la justice. Pour la propreté, il faut mettre en place des corbeilles de tri, augmenter les moyens des services dédiés ; il faut mettre un place un numéro pour les encombrants. Pour rendre la ville plus attractive, il faut organiser des concerts en été, créer un marché par exemple le samedi soir en été un marché des créateurs locaux et du monde. Redorer l’image de la ville pour la rendre plus attractive. Il faut aussi revoir le Ring et certains sens de circulation. Pour le stationnement : 2h gratuites ainsi que la gratuité le samedi.
Emmanuel TAFFARELLI (1,27 % au 1er tour)
Il faut rempli 3 conditions : pouvoir venir en ville facilement, pouvoir y rester, s’y sentir en sécurité. Concernant les mobilités : revoir le ring ; il ne s’agit pas d’opposer les modes de transport et de déplacement, mais d’organiser les flux. La fréquence des Tram et des bus doit être revue avec une offre de transports en commun plus importante le soir pour des raisons de sécurité. Il faut aussi des cheminements clairs pour les piétons. Le stationnement est important car l’activité du commerce dépend de la rotation sur les parkings et en voirie. Porter la gratuité de courte durée pour les parkings au premières 90 minutes, ce qui laisse le temps aux clients d’aller faire du shopping. Une carte de stationnement pour les artisans leur permettant d’accéder au centre-ville. En matière de sécurité : plus d’éclairage nocturne en ville, doubler les effectifs de la police municipale (de 75 à 150). Il milite pour des animations pour rendre la vile plus attractive.
Loïc MINERY (15,94 % au 1er tour)
L’une des portes d’entrée de la Ville est la gare/gare TGV. Celle-ci doit être plus accueillante et il faut pousser SNCF Connect sur ce sujet. Il faut faire davantage d’efforts en matière de transports en commun, avec une extension du réseau tram et en renforçant les rotations le soir (toutes les 20 minutes entre 20h et minuit au lieu de 35 min actuellement). Créer parkings en silo et des parkings relais, augmenter les capacités autour du parc expo avec un accès direct tram. En matière de sécurité, il faut remettre du bleu dans la ville (aussi bien des policiers que des agents de la ville), à pied, à vélo, avec des chiens et également dans les transports en commun. En matière d’attractivité, nous avons un pôle muséal européen avec des musées techniques de premier plan qu’il faut valoriser, tout comme notre patrimoine architectural, minier et industriel.
Michèle LUTZ (17,6 % au 1er tour)
Ce sont les entreprises qui sont les acteurs de l’attractivité. Je propose la mise en œuvre d’un plan d’urbanisme commercial pour rééquilibrer la typologie des commerces. Mulhouse doit être pilote pour le commerce indépendant. Créer 1500 places de stationnement supplémentaires. En ce qui concerne la sécurité : développer la télésurveillance, la vidéo protection et la télé verbalisation et la création d’agents de proximité et délégués de la population. Etendre le plan de charge du manager du commerce à toute la Ville et pas uniquement au centre-ville. En 2027 le Marché couvert sera rénové. Aménagements et création d’animations sur les terrasses de musées. Création de conciergeries dans la ville, ou l’on peut laisser ses achats et pour les touristes. Plus de tram qui circulent le soir et développer le P+Tram.
Comment envisagez-vous le rôle de la ville centre au sein de l'agglomération pour optimiser le développement économique du territoire ?
Frédéric MARQUET (14,26 % au 1er tour)
Il faut que la Ville centre prenne son positionnement dans l’intercommunalité. Il faut oser, y aller, redonner une stratégie à la ville. Recruter un manager de l’industrie, reconquérir les friches industrielles. Créer un lien entre l’université, les écoles et les entreprises en valorisant des initiatives comme Motoco ou le km0. Il y a aussi un travail à faire avec l’enseignement supérieur : on est à la pointe dans de nombreux domaines et il faut développer d’autres filières (santé…). Se donner des axes stratégiques autour de l’eau et de nos savoir-faire industriels : automobile, mécanique, chimie, aéronautique. Il faut créer un Conseil consultatif de l’économie avec des chefs d’entreprises et les consulaires et travailler avec les industriels. Il faut soutenir les liaisons ferroviaires et développer nos relations transfrontalières. Promouvoir la ville : « Mulhouse est la ville où il est le plus simple d’entreprendre et le plus intéressant d’investir ».
Michèle LUTZ (17,6 % au 1er tour)
Mulhouse doit reprendre sa juste place dans l’intercommunalité. Les bénéfices des projets doivent aller vers ka ville-centre. Les projets communs existent (KM0, Parking P3 Gare…). La transformation du port de plaisance en est un autre exemple. Le projet d’implantation industrielle de Blue Solutions doit aussi générer des bénéfices pour la ville centre. Il faut créer ensemble et soutenir des filières différenciantes dans l’enseignement supérieur et la formation. Il y a de places à prendre en se positionnant sur des filières professionnelles qui n’existent pas ailleurs (ex : matériaux). En 2030 le RER transfrontalier va arriver, il faut l’accompagner avec la m2A, il nous aidera à renforcer notre position sur le plan transfrontalier. Nous pourrions aussi développer ensemble avec m2A le sujet de la logistique décarbonée.
Annouar SASSI (14,16 % au 1er tour)
La gouvernance est une méthode. Il faut remettre de la concertation en réinstallant le dialogue avec M2A et des concertations avec les citoyens et les forces vives de l’économie. Construire une intercommunalité cohérente autour d’un avenir commun. L’intercommunalité prend de plus en plus de place dans les projets. Développer ensemble un projet sportif & culturel (grande salle omnisport), redynamiser le marché de Noël en travaillant sur sa dimension festive, redonner une dimension alsacienne à Mulhouse, renforcer le lien avec l’aéroport. Il faut aussi une juste répartition des coûts des infrastructures culturelles entre les communes. C’est un travail de long terme et de confiance.
Lara MILLION (13,25 % au 1er tour)
Nous sommes le territoire qui a le plus d’atouts en Alsace : nous avons le foncier, des logements abordables, la culture, des friches industrielles à valoriser. C’est une nécessite de travailler avec m2A, en renouvelant la confiance. J’emploierai pour cela mes liens, mon réseau, mon savoir-faire, mon humilité. Il faut travailler avec tout le monde ; il faut « cumuler » les compétences et travailler avec toutes les structures. Porter ensemble un projet de développement de l’attractivité économique, avec la CCI et les associations de commerçants. L’agglomération a de plus en plus de compétences, notamment la compétence économique avec son Agence d’Attractivité complétée par l’ADIRA. Nous avons une chance : de grandes entreprises ont choisi de s’implanter sur notre territoire. Il faut aussi mettre en place une navette directe gare-EuroAirport, développer l’activité portuaire et soutenir l’Université.
Khadafi DJEHAF (1,06 % au 1er tour)
Il faut positionner Mulhouse comme hub industriel et d’innovation au niveau transfrontalier. S’amarrer à Bâle qui est la ville centre de la région transfrontalière et qui est un pont pour développer des chaînes de valeur avec les secteurs de la pharmacie et des biotechnologies (montée en compétences en s’appuyant sur les atouts de Bâle). Développer un ou deux axes prioritaires pour l’enseignement supérieur et l’innovation, (ex : les matériaux) et attirer des talents. La sécurité est un facteur clé : les Mulhousiens quittent aujourd’hui la ville (on est passé de 120 000 habitants à 105 000). Nous proposons des pôles citoyens, des médiateurs et davantage de police municipale dans les quartiers.
Emmanuel TAFFARELLI (1,27 % au 1er tour)
Mulhouse assure des fonctions que d’autres communes de l’agglomération ne peuvent pas assurer : pôle important d’emplois, image économique du territoire, ville d’enseignement supérieur, équipements culturels d’exception. Une entreprise choisit son implantation en fonction des services offerts à ses salariés : cadre de vie, accessibilité, formation, offre culturelle… Il faut de la complémentarité avec m2A et une réflexion et coopération autour des charges de centralité.
Cécile SORNIN (3,26 % au 1er tour)
Il n’y a pas d’agglomération forte sans une ville-centre forte. C’est une question de méthode. Je suis une adepte de la co-construction. Aujourd’hui la ville perd des habitants et l’agglomération aussi. La Maison du Territoire est une bonne idée sur le fond même si elle est peu loin de la ville. Il faut organiser une conférence sur l’attractivité de Mulhouse. On ne pourra pas porter de grands projets sans une concertation entre la ville et l’agglomération. Il faut travailler en confiance de tous les acteurs économiques. La ville doit porter un vrai discours sur l’économie même si c’est l’agglomération qui a cette compétence. Il faut raisonner Sud Alsace, jusqu’à Bâle et Chalampé.
Loïc MINERY (15,94 % au 1er tour)
La ville centre est la locomotive du territoire. La Ville et m2A doivent se parler et porter des dossiers en commun. J’aurai plutôt imaginé la Maison du Territoire dans le quartier gare de Mulhouse. La Ville doit garder les fonctions de la centralité. La Ville et son Maire doivent être impliqués dans les associations d’élus sur le plan national (France Urbaine…) et transfrontalier avec Bâle et Freiburg. La feuille de route économique reste à clarifier. Je suis contre le projet Microsoft : il ne crée pas assez d’emplois pour le foncier utilisé. L’utilité sociale et environnementale du projet n’a pas été prise en compte.





