Start-up

P.Layer: quand le vitrage devient intelligent

P-layer a développé un verre "intelligent", autonome, controlâble et autoalimenté, capable non seulement de s'opacifier au contact d'une source lumineuse, mais aussi de produire de l'énergie photovoltaïque.

Lecture 4 min.

Le verre s'opacifie au contact de la la lumière
@DR

C'est ce qu’on appelle la sérendipité ! Faire une découverte inattendue, qui s’avère ensuite fructueuse, notamment dans le domaine des sciences. Tel est le cas d’une équipe du laboratoire ICube (Université de Strasbourg, CNRS et INSA) qui travaillait avec l’Université de Southampton sur un projet militaire de modulation de la lumière, financé par la Délégation générale pour ’armement. Un peu par hasard, les chercheurs ont mis au point un produit bien plus pacifique destiné au grand public : un verre intelligent capable de s’opacifier graduellement, totalement ou partiellement en quelques secondes, en présence d’une source lumineuse. Ce vitrage constitué de semi-conducteurs et de cristaux liquides revient à l’état transparent en moins d’une seconde. Cerise sur le gâteau, il produit aussi de l’énergie photovoltaïque de l’ordre de 30 watts/m2. Le dispositif est autonome et ne nécessite aucune alimentation électrique. Enfin, la fabrication s’effectue à basse température, sans métaux et donc dans le respect de l’environnement. Les applications concrètes de cette innovation de rupture sont quasi illimitées : bâtiments tertiaires et résidentiels, automobiles, serres agricoles, lunettes intelligentes, capteurs et autres systèmes de vision.

Un marché de 114,44 milliards de dollars

Stimulé par la demande croissante de bâtiments à haut rendement énergétique, le marché mondial du vitrage photovoltaïque devrait atteindre 114,44 milliards de dollars d’ici 2032 avec une croissance moyenne de 31,2 %*. La découverte a convaincu la société d’accélération du transfert de technologies Conectus d’investir dans le projet dès 2017, ce qui a permis le dépôt d’un brevet en 2018, puis de produire des prototypes, avant de créer la start-up P-layer en 2023. « Nos prototypes de 100 cm2 sont actuellement testés par des fabricants de vitres. Leurs retours seront essentiels pour perfectionner notre technologie et passer au stade de préindustrialisation. Pour cela, nous allons procéder à une levée de fonds cette année et nous recherchons activement des partenaires industriels », déclare Dr. Sadiara Fall, président et fondateur de la start-up actuellement incubée chez SEMIA. Le CNRS a sélectionné P-layer pour intégrer son programme d’accompagnement de start-up. Après les étapes de certification propres aux matériaux de construction, une ligne de fabrication sera réalisée en 2026, puis une usine pilote avant l’unité de production finale en 2030. « Tous les indicateurs sont au vert et nous sommes prêts à propulser P-layer vers de nouveaux horizons », s’enthousiasme le jeune dirigeant.

* Source : precedenceresearch.com

Le verre s'opacifie au contact de la la lumière

Le verre s'opacifie au contact de la la lumière

@DR

Un marché de 114,44 milliards de dollars

Stimulé par la demande croissante de bâtiments à haut rendement énergétique, le marché mondial du vitrage photovoltaïque devrait atteindre 114,44 milliards de dollars d’ici 2032 avec une croissance moyenne de 31,2 %*. La découverte a convaincu la société d’accélération du transfert de technologies Conectus d’investir dans le projet dès 2017, ce qui a permis le dépôt d’un brevet en 2018, puis de produire des prototypes, avant de créer la start-up P-layer en 2023. « Nos prototypes de 100 cm2 sont actuellement testés par des fabricants de vitres. Leurs retours seront essentiels pour perfectionner notre technologie et passer au stade de préindustrialisation. Pour cela, nous allons procéder à une levée de fonds cette année et nous recherchons activement des partenaires industriels », déclare Dr. Sadiara Fall, président et fondateur de la start-up actuellement incubée chez SEMIA. Le CNRS a sélectionné P-layer pour intégrer son programme d’accompagnement de start-up. Après les étapes de certification propres aux matériaux de construction, une ligne de fabrication sera réalisée en 2026, puis une usine pilote avant l’unité de production finale en 2030. « Tous les indicateurs sont au vert et nous sommes prêts à propulser P-layer vers de nouveaux horizons », s’enthousiasme le jeune dirigeant.

* Source : precedenceresearch.com

p-layer.fr

Publié et mis à jour le 19 juin 2024