TRANSFERTS DE TECHNOLOGIE TRANSFRONTALIERS : Les universités et le monde économique poussent à l'innovation

Dans le cadre de Conectus, les chercheurs de l’Université de Strasbourg bénéficient d’un soutien financier et juridique pour commercialiser leurs découvertes scientifiques ou pour créer une start-up.
―Adobe Stock« Par transfert de technologie, on entend toute forme de coopération entre entreprises, entre entreprises et start-up ou entre entreprises et instituts de recherche », explique Björn Jahnke, responsable du transfert de technologie à l'IHK Karlsruhe. Dans la région transfrontalière, ce sont notamment les domaines de la chimie, du numérique, de l'intelligence artificielle, de l'environnement, de l'énergie, de l'agriculture, de l'industrie alimentaire et de la mobilité. Ces secteurs offrent par leur potentiel économique et leur proximité géographique une base idéale pour une coopération renforcée entre les entreprises et les universités. Divers formats montrent à quoi cela peut ressembler.
Du laboratoire à l'économie
Dans le cadre de Conectus, la société d'accélération du transfert de technologie (SATT) propose aux chercheurs de l'Université de Strasbourg un soutien financier et juridique pour commercialiser leurs découvertes scientifiques sous forme de produits ou services innovants ou pour créer une start-up. Selon Michel de Mathelin, premier vice-président de l'université, il existe encore d'autres projets de coopération, par exemple dans le cadre de formations en alternance. Mais le plus important dans la compétition internationale pour l'innovation est « la présence d'acteurs économiques qui nous enrichit dans la transmission des connaissances et nous permet de mener des recherches au plus près des problématiques de la société». L'association universitaire trinationale Eucor - Le Campus européen offre également aux scientifiques un contact direct avec le monde socioéconomique. Dans le cadre de la formation EURIdoc, les doctorants en immunologie mènent des recherches dans un réseau transfrontalier d'universités et de cliniques à Fribourg, Strasbourg, Bâle et Karlsruhe. « Les participants profitent ainsi de la présence d'une industrie pharmaceutique forte dans la région », explique une porte-parole du campus.
La première plateforme de transfert de connaissances et de technologie
Le projet Knowledge Transfer Upper Rhine (KTUR) (porté par le Karlsruher Institut für Technologie et partenaire d'Eucor) a été lancé en 2019 à Fribourg afin de donner plus de visibilité aux activités de transfert de technologie telles que promues par Conectus ou EURIdoc et de renforcer la coopération entre les universités, les CCI et les entreprises. Le résultat de cette rencontre est le premier prototype d'une plate-forme numérique d'information et d'échange pour le transfert de connaissances et de technologie. À l'issue des trois années de ce projet Interreg, une demande de financement complémentaire a été déposée conjointement afin de pouvoir continuer à développer le partage de compétences et technologies au-delà des frontières.