Ubicentrex : la route des Indes

Naduyah Jeeventhiran, VIE dans la filiale indienne, Ubiline India Private Limited
―@DRDepuis l’origine, nous réalisons une croissance régulière avec un chiffre d’affaires en progression de 300 000 euros chaque année, soit 3,5 millions d’euros en 2023. Nos clients sont des télésecrétariats (70 %), des centres d’appels (15 %) et des centres de contacts (5 %). Des services destinés à 60 % à des médecins, à 20 % à des avocats et TPE et à 20 % à des entreprises diverses. Outre les logiciels, nous proposons également une plate-forme de prise de rendez-vous en ligne pour toutes les professions libérales avec nos propres serveurs », explique Nicolas Brochard. En 2019, il a inauguré une filiale à Casablanca pour conquérir le marché des nombreux centres de téléprospection. Le Maroc, en raison de sa proximité géographique, de son excellente infrastructure téléphonique et de l’usage répandu du français, s’est positionné comme le pays privilégié des call centers externalisés des entreprises françaises. Il est aussi une formidable porte d’entrée pour l’ensemble de l’Afrique francophone. « J’ai été coopérant dans ce pays et mon épouse est d’origine marocaine. Notre bonne connaissance de la cuture locale a facilité l’implantation de notre bureau qui compte aujourd’hui six salariés », poursuit-il.
Une collaboratrice franco-tamoule pour diriger le bureau de Bangalore
Fort de ce premier succès à l’étranger, Nicolas Brochard a décidé de viser un marché plus lointain : l’Inde. Ce pays anglophone en plein boom économique a bénéficié de la délocalisation des centres d’appels d’entreprises britanniques, américaines et australiennes. « Tout a commencé par notre participation à la French Tech Week, une mission collective organisée par Business France et la CCI en 2023. Convaincus par le potentiel de ce pays, nous avons ouvert une filiale à Bangalore, la « Silicon Valley » indienne, début 2023. La CCI France-Inde nous a bien accompagnés, d’abord pour l’étude de marché, puis pour les formalités d’immatriculation et enfin pour sélectionner un « sponsor » local, partenaire obligatoire pour ouvrir une filiale. Nous avons recruté une VIE* franco-tamoule pour diriger notre bureau et recruter des commerciaux. Comme partout, il est indispensable d’être familier avec la culture locale pour réussir dans ce pays », affirme le dirigeant. Outre le marché indien, Nicolas Brochard mise sur trois projets pour accélérer le développement de son entreprise : une version marocaine de sa plate-forme de prise de rendez-vous Ubiclic, la création d’un outil de CRM adapté à la téléprospection, ainsi qu’un nouveau logiciel médical. International et innovation, les deux clefs de la réussite.
* Volontaire International en Entreprise
« Il est indispensable d’être familier avec la culture locale pour réussir dans ce pays »