Strasbourg Place Financière et Tertiaire

Yann Rinckenberger : aider à grandir en limitant les risques

Développer son entreprise, conquérir de nouveaux marchés ou préparer sa succession : les dirigeants de PME font face à des choix décisifs. L’ouverture du capital, souvent perçue avec méfiance, s’impose pourtant comme une solution efficace pour financer la croissance tout en limitant les risques.

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Yann Rinckenberger, Associé Siparex, spécialiste du capital investissement* depuis 50 ans

Yann Rinckenberger, Associé Siparex, spécialiste du capital investissement* depuis 50 ans

―©DR

Pourquoi ouvrir son capital à un tiers ?

Historiquement, l’ouverture du capital social concernait essentiellement les entreprises souhaitant se développer par croissance externe (en rachetant une autre entreprise) ou interne (en construisant une extension par exemple). C’est toujours le cas aujourd’hui, mais le développement à l’international (en ouvrant des filiales ou en rachetant des concurrents en Europe) et la préparation de la transmission d’entreprise deviennent des sujets de plus en plus prégnants. La prise de participation permet au cédant de préparer sa transmission sereinement cinq à dix ans avant son départ à la retraite. Souvent, les patrons de PME ont tout investi dans leur entreprise et ont tout intérêt à sécuriser progressivement, en amont de leur retraite, une partie de leur patrimoine professionnel.

Quels sont les freins à cette opération pour les dirigeants d’entreprise ?

Alors que cette pratique est très répandue en Angleterre ou aux Pays-Bas, de nombreux freins au capital-investissement perdurent en France, notamment dans nos régions de l'Est. Bien souvent, les dirigeants craignent le comportement des financiers, de perdre leur autonomie en matière de gestion, de devoir rendre des comptes, d’être prisonniers de ce capital et de ne pas pouvoir en sortir. Combien ça me coûte de faire rentrer quelqu’un dans mon capital ? Combien ça va me coûter si je décide de le racheter ? Ces questions sont bien souvent source d’inquiétude.

Comment parvenez-vous à lever ces barrières ?

En tant qu’acteur majeur du capital-investissement depuis 50 ans, Siparex est là pour aider les dirigeants à limiter et à partager les risques, pas pour les contraindre. Nous les guidons dans leur réflexion et dans leur stratégie d’investissement et les mettons en relation avec d’autres entrepreneurs qui ont connu les mêmes difficultés. Nous les aidons à grandir, par le rachat d’autres entreprises plus petites, notamment à l’étranger, ou par le recrutement de cadres dans des fonctions support. Notre métier s’est beaucoup développé ces dernières années et nous mettons en place un véritable partenariat avec les PME que nous accompagnons, telles qu'Altéma à Jebsheim/68, ViaSphère à Mulhouse ou encore Sdag Adhésifs à Weyersheim/67. Dans un contexte économique aussi incertain, rares sont celles qui auraient mieux réussi sans notre intervention.

* ensemble des opérations qui consistent à prendre des participations au capital de sociétés non cotées (source : Bpifrance)

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