Villages vacances : le classement passe au vert à partir du 1er juillet 2026
À partir du 1er juillet 2026, les villages vacances ne seront plus évalués uniquement sur leurs équipements ou leur niveau de confort. Une nouvelle réforme du classement vient profondément renforcer la place de l’environnement dans les critères de notation. Derrière ce changement, une idée simple : un hébergement touristique ne sera plus seulement jugé sur ce qu’il propose aux vacanciers, mais aussi sur la manière dont il consomme les ressources et gère son impact au quotidien.
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Empreinte environnementale des séjours
―©Adobe StockUne évolution qui s’impose au secteur
La réforme s’inscrit dans une tendance de fond : les attentes des clients évoluent, tout comme les exigences réglementaires.
Les voyageurs sont de plus en plus attentifs à l’empreinte environnementale de leurs séjours. Dans le même temps, le secteur du tourisme est poussé à accélérer sa transition écologique.
C’est dans ce contexte que les textes du 22 mai 2026 font évoluer le classement des villages vacances.
Beaucoup plus de critères environnementaux
Le changement est concret, le nombre de critères liés à l’environnement passe de 14 à 39. Ils sont désormais organisés autour de grands thèmes du quotidien d’un établissement : énergie, eau, déchets, restauration, achats, information des clients, organisation interne…
Autre évolution importante : ces critères prennent beaucoup plus de poids dans l’évaluation globale.
Jusqu’ici, seuls 3 critères environnementaux étaient réellement obligatoires. Désormais, jusqu’à 22 critères peuvent l’être.
Ce qui va changer concrètement dans les établissements
Dans les faits, les villages vacances devront aller plus loin sur plusieurs sujets très opérationnels :
réduire les consommations d’énergie (chauffage, climatisation, éclairage) ;
mieux gérer l’eau (sanitaires, linge, détection des fuites…) ;
trier et réduire davantage les déchets ;
privilégier des produits plus respectueux de l’environnement ;
sensibiliser les clients aux écogestes ;
former les équipes aux bonnes pratiques.
L’idée n’est plus seulement de “faire des efforts”, mais de montrer des résultats concrets et mesurables.
Un autre point qui change est l’accueil des personnes en situation de handicap. La réforme introduit aussi une obligation nouvelle : la formation du personnel à l’accueil des personnes en situation de handicap. C’est un signal clair : la qualité d’un village vacances ne se limite plus à l’environnement ou au confort, elle inclut aussi la capacité à accueillir tous les publics dans de bonnes conditions.
Un changement de logique pour les professionnels
Ce qui change le plus avec cette réforme, ce n’est pas seulement la liste des critères. C’est la logique globale du classement.
On passe d’un système centré sur les équipements à une évaluation beaucoup plus proche du fonctionnement réel des établissements.
Concrètement, cela favorise les structures déjà engagées dans des démarches environnementales ou RSE. Pour les autres, cela va demander une adaptation progressive, notamment sur le suivi des consommations, l’organisation interne et la formation des équipes.
Se préparer sans attendre
Même si la réforme entre en vigueur en juillet 2026, les transformations à mettre en place prennent du temps.
Les établissements ont intérêt à anticiper : faire un état des lieux, identifier les points faibles (énergie, eau, déchets), structurer des actions simples et former progressivement les équipes.
Des outils existent déjà pour accompagner cette transition, notamment via France Tourisme Durable, qui propose des guides pratiques et des ressources pour aider les professionnels à passer à l’action. Le classement des villages vacances entre ainsi dans une nouvelle phase, celle où la performance environnementale devient un critère aussi structurant que le confort ou les services.
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